http://www.lepetitjournal.com/londres/a-la-une-londres/59317-lla-prochaine-politique-verte-sera-ou-ne-sera-pas.html
Après six longues journées de tractations, la coalition a enfin pris forme entre les libéraux-démocrates et les conservateurs.
De l'art du consensus
Le nouveau Premier Ministre David Cameron devra travailler en harmonie avec son vice Premier Ministre, Nick Clegg. Malgré une apparente solidité de la formation et la garantie d'une politique commune qui s'affichent au 10 Downing Street depuis le 11 Mai, le mariage semble plus contre-nature que ne l'aurait été une alliance progressiste lab-lib. En effet les points de discorde demeurent...Outre les questions de politique de rigueur budgétaire, la question de la réforme, nécessaire, du système électoral ou l'Europe, la politique environnementale reste un chapitre clef que David Cameron devra d'abord négocier avec son propre camp. Ayant nommé le lib-dem, Chris Huhne, au poste de secrétaire d'état au changement climatique et à l'énergie, Cameron sait que le volet écologique est un point non négociable pour les démocrates. Car au sein des tories, le scepticisme en ces sphères est légion. David a beau avoir porté haut, durant la campagne, le slogan « vote blue, go green », « votez conservateur et donc écolo », il risque de se retrouver pieds et poings liés.
Green contre sceptiques
Et oui, beaucoup de conservateurs sont climato sceptiques depuis l’agnosticisme à la certitude du complot. Grâce à leurs blogs leur opinion influente est prédominante dans la sphère publique. Par exemple, Douglas Carswell, le chef de file, accuse les dépenses dévastatrices qu'induisent des politiques vertes. Ian Dale, lui, affirme que « le réchauffement est devenu une religion » relançant la polarisation du débat entre eux et les démocrates. Tim Montgomerie estimait avant les élections,que le sujet était en passe de devenir la question qui divise son propre parti: « entre 80% à 90% des conservateurs rejettent le réchauffement climatique » disait-il. La pression interne freinerait alors toute mise en œuvre d’actions en accord avec les lib-dem qui, eux, ne transigeraient pas. Cette absence de consensus pourrait participer de l'échec de la coalition et bloquer la participation active du pays lors de la prochaine conférence sur le climat de l’ONU qui se tiendra à Cancun fin 2010. Et ce n'est pas Caroline Lucas, leader du parti des verts, isolée car première et unique député green à avoir obtenu un siège au Parlement, qui pourra faire la différence.
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